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dimanche 10 mars 2013

Conseils pour le concours Eloquentia

 


Dès ce mois de mars, je vais participer à un concours d'éloquence : le concours Eloquentia organisé par la coopérative Indigo de Paris 8. Concours plutot consacré aux étudiants en droit même si tous les étudiants ont le droit de s'inscrire. Je suis le seul qui vient d'une licence de psychologie; un autre vient d'une licence de théâtre.

Le premier tour se déroulera le 16 mars prochain à l'université Paris 8, ce qui donne une semaine aux étudiants pour préparer leur discours écrit par eux mêmes. Les participants devront défendre une position à propos d'une question. Mon sujet : Faut-il se taire ? (position négative).

Une masterclass a été organisée le 9 mars au cours de laquelle quelques professeurs nous ont donné des conseils pour être prêt le jour J devant le jury. A la fin, un exercice de présentation a été assez utile pour se mettre dans le bain.

A présent, je vais vous les dévoiler dans cet article quelques préceptes, concepts de l'éloquence qui pourront vous aussi vous servir dans la vie de tous les jours.

Tout d'abord quelques conseils pour le concours :

- Etre vous même.
- Etre courageux (se dévoiler avec histoire qui touche, mes propres mots).
- Construire une histoire : 2/3 arguments bien développés plutot que 5... Profiter des 7 secondes avant la présentation. Comme une dissertation : que vous inspirent les mots de la question, dégagées 4 idées fausses, figures de style.
- Silence (débuter et terminer par lui).
- Discours de 8 à 10 minutes.
- Soyez convaincu.
- Se faire confiance.
- Entrainement : répétez 3 fois.
- Respecter un rythme régulier, tempo.
- L'éloquence est subjectif !
- Langue est une barrière.
- Dernière impression est importante.
- Attention à l'imitation.
- Habiter son texte.

3 principes grecques : 
Doctare (transmettre quelque chose).
Movere (les toucher, émouvoir).
Delectare (plaire, notion de plaisir).

3 autres concepts : 
Ingenium : créativité.
Genitium : maitrise (pas de "euhh"), plaidorie contrôlée.
Memorium : mémoire (notes).

La disposition (structure du discours) :
Exorde : introduction => capter l'attention.
Narration : exposition des faits de manière objective et claire.
Disgression : distraire l'auditoire avant la conclusion.
Péroraison : met fin au discours (amplification, passion, récapitulation).

Mots clés sur youtube pour voir des discours : Berryer, Hesec, science po, prix mirabeau, prix philippe séguin, escpression.

jeudi 24 janvier 2013

Je vous présente ma nouvelle thérapie

 Je l’ai nommé : la languothérapie.

En effet, c’est un drôle de nom pour une thérapie.Vous connaissez peut-être la fangothérapie qui a aussi une appellation fruitière ("mango") tout à fait étonnante. Elle consiste à l’application locale de boue d’origine volcanique sur le corps dans un but thérapeutique (rhumatisme, arthrose, etc). Oui j'ai lu ça sur le net, une thérapie qui existe vraiment !

Ma thérapie est tout autre puisque elle se veut une autre manière de se soigner mentalement et donc physiquement par la langue. Ce n’est donc pas une thérapie sur le soin de votre langue, celle qui réside dans votre cavité buccale et qui, il faut le savoir, joue un rôle important dans le langage parlé. Je vous parle de la langue parlée. Celle qui sert à communiquer avec vos semblables.

Cette nouvelle thérapie est basée sur le principe de la découverte d’une nouvelle langue tout simplement. La langothérapie est une autre manière plus originale de se guérir. En apprenant une nouvelle langue, on s’ouvre à de nouvelles cultures, nouveaux accents, nouvelles façons de penser et de découvrir le monde. Nous sommes alors plus enclin à changer et dès lors, de guérir de sa rigidité.

S’exprimer, c’est se soulager. Prendre la parole, c’est rendre la parole à la vie.  On n'a plus honte d'échanger en osant parler une autre langue. On s'approprie une langue, cette chose d'abord nous est inconnue. L'inconnu nous ne fait plus peur. Au contraire, on a envie de le connaitre, on s'y intéresse, on le découvre et on partage avec lui. On devient alors plus tolérant. Et c'est lui qui nous le rend bien, mille fois plus, voilà la vérité.

Apprendre une langue, c'est aussi apprendre à se connaitre. Certains ont des difficultés à maitriser une langue qui leur est étrangère. Ils doivent se demander pourquoi. Par exemple, quels types de méthode marcheraient pour moi ? Ils découvrent leur mode de fonctionnement et donc seront plus aptes à maitriser les autres domaines de leur vie. On se découvre par la voie que l'on croit. Et comme le disait Wallon c'est par la langue que nait la pensée. 

vendredi 9 novembre 2012

Des clés pour apprendre une nouvelle langue

Une question de mémorisation : bizarrement, nous avons oublié tous les mots et expressions que nous avons appris en cours de langue étrangère durant notre scolarité. Il y avait, et je sais de quoi je parle, de quoi décourager le plus courageux d'entre nous. Ainsi, tout l'effort que vous mettez à apprendre est inutile si vous ne savez pas comment fonctionne votre mémoire de langue. En fait seuls les mots importants ont été retenu (good morning, thank you...)... tous ces mots qui nous permettent de nous en sortir à peu près en cas de problème. Car l'humain est quelqu'un de pratique : à quoi ça sert d'apprendre une nouvelle langue si je ne m'en sers pas ici et maintenant ?

La langue étrangère devient une langue de survie : le bébé a du apprendre sa langue maternelle à cause d'une question de survie. Celui qui était incapable d'apprendre la langue, était condamné à être muet et donc à ne pas pouvoir échanger efficacement avec autrui, ce qui pouvait être vu comme une faiblesse, une négativité pour la reproduction. Le fait d'apprendre dans l'urgence et avec intérêt extrême augmente la performance de la mémorisation de la langue. Apprendre doit devenir pour vous une nécessité sinon votre cerveau oubliera vite tout ce qu'il vient d'apprendre.

Affinité avec la langue : il y a des langues qui nous attire plus que d'autres, à causes de raisons des affinités avec les sons dégagées. Le ton, l'articulation et l'intonation sont des critères qui font que nous choisissons une langue en particulier. Il y aussi et surtout, l'habitude d'entendre certains sons familiers qui nous sont agréables à l'oreille. Un français aura ainsi plus du mal avec les langues asiatiques à cause de intonations différentes... Vous pouvez donc choisir une langue que vous appréciez entendre pour être enthousiaste dans votre apprentissage.

Les émotions des mots : il y a des mots que nous retenons bien que d'autres, et ce, pour des raisons de sensations. Les mots procurent des émotions. S'ils sont négatifs, le cerveau le refoulera et donc sera incapable de mémoriser, même s'ils sont répétés plusieurs fois. Vous devez donc bien appréhender les émotions que les mots vous procurent. Les changer s'ils parviennent à vous négativement. Imiter le modèle cognitif de votre interlocuteur si les émotions de ses mots ne concordent pas avec le vôtre, pour pouvoir échanger efficacement avec lui.

Regarder les lèvres : les bébés apprennent à parler leur langue en regardant les lèvres bouger appartenant aux différents membres de leur famille (parents notamment). De cette manière, ils savent comment articuler les mots compliqués qui se font entendre par l'observation puis l'imitation. Appliquez cette méthode lorsque vous discutez avec des gens dans le pays de langue que vous apprenez. Cela facilitera votre compréhension de manière accrue. C'est même la méthode des malentendants.

L'inconscient apprend, le conscient reprend : nous avons tous appris notre langue maternelle de façon naturelle, c'est à dire sans efforts de mémorisation. C'est l'inconscient qui a tout fait à notre place. On se demande aujourd'hui comment nous avons appris la langue française, qui parait être une langue si difficile pour certaines personnes. Vous devez donc vous placer dans une position d'ouverture et non de calcul. Cela a pour effet de poser problème à la fluidité du langage arrivant à vous et donc de comprendre la logique de cette langue. En effet, l'inconscient gère le côté synthétique de la langue. Alors que le conscient se focalise sur des détails. L'inconscient marche principalement par le biais de l'audition.

Sans écoute, pas de répétition possible : l'écoute est le sens que vous devez privilégier quand vous apprenez. Écouter un cours en CD audio est une très bonne alternative par exemple. Oubliez les livres et apprenez en écoutant le plus possible. Car la compréhension est la première étape dans l'apprentissage d'une langue. Mieux vous articulez, mieux vous êtes logique dans votre langage quand vous parlez à votre enfant, plus la vitesse d'apprentissage de votre enfant sera grande.

Comprendre le sens général : le bébé ne comprend pas la définition de tous les mots qu'il entend, mais la portée du message caché derrière eux. Il agit de façon très intuitive. Il intègre des sortes de représentations symboliques de la langue. "Il voit ce que ces gens veulent lui dire". Les mots ne sont donc que des entités emplies de sens et sous entendues. Il comprend le sens et par là, a de la faciliter à mémoriser les expressions toutes faites, dites usuelles. La langue est en premier lieu langue sociale (celle de l'orateur) avant d'être langue individuelle (celle de l'écrivain).

La pratique et non l'écrit : personne n'a appris sa langue maternelle en écrivant les mots sur du papier. NON ! Cette méthode est à proscrire. Ce que vous devez faire, c'est parler. Parlez, discuter, échanger souvent avec des inconnus, des passants, sur votre campus, en voyage, en participant en cours de langue...etc Votre niveau va évoluer rapidement vers celui d'expert si vous faites cet effort. Le fait de prendre la parole de façon régulière fait que vous maitrisez mieux le processus de sélection-restitution de l'information.

Se familiariser avec la langue à apprendre : efforcez vous lorsque vous apprenez cette nouvelle langue, de ne pas parler le français. D'apprendre dans un environnement qui participe à la familiarisation. Efforcez vous d'écouter, de lire des mots de langue étrangère. N'apprenez que cette langue, et pas une autre. Focalisez vous sur elle pour être encore plus efficient. Le cerveau s'habituera à cette langue et l'intègrera à sa palette de langues déjà présentes. Éloignez vous des personnes à "la mauvaise langue", ceux qui parlent mal la langue, et rapprochez vous des experts. La familiarisation est le départ d'un bon apprentissage, souvenez vous en !

Se libérer de la honte de parler une nouvelle langue : les élèves ont souvent peur de parler une nouvelle langue du fait de la peur de faire des erreurs de langage. La faute, aujourd'hui, n'est plus tolérée, ce qui a pour conséquence, une appréhension à oser parler. Le stress fait que l'élève oublie les mots qu'on lui présente. L'ambiance détendue en classe est donc importante pour que l'apprentissage se fasse au mieux. Nous sommes là pour apprendre et non pour se juger sur nos erreurs langagiers. Le langage se perfectionne au fil du temps, il faut juste se donner la chance.